La stratégie qui vous manque
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emploi

Les recruteurs ne veulent pas des « vieux ». C’est désormais un automatisme « sociétal ». Quand on y regarde de près, il apparaît que les raisons financières et statutaires à ce rejet systématique sont en fait des prétextes. Ne pas recruter les demandeurs qui  entrent dans leurs quinze dernières années de carrière relève de préjugés du même ordre que la couleur de peau, les origines sociales, l’exclusion des femmes des postes de manager ou le barrage à l’accès au management pour les maîtrises.

Hypocrisies

Ça fait partie des  trop nombreux partis pris de la gangue idéologique qui obscurcit et dégrade les critères du recrutement.

Encore une fois, c’est moins la bêtise propre des recruteurs qui en est à l’origine mais plutôt la pression diffuse s’exerçant sur eux de la part des managements commanditaires du recrutement.
Le phénomène mérite d’être interrogé, en tous cas… Continuer la lecture

Le rituel des mobilités internes dans certains grands groupes limite ordinairement à quatre ans la durée d’occupation d’un poste fonctionnel, de management, ou d’une mission transverse. La recette est pratiquée plus systématiquement dans les administrations, les institutions, le secteur des services et dans les anciennes entreprises nationales qui peinent à devenir des organisations marchandes.
Ce n’est pas le cas de toutes, celles qui sont visées se reconnaîtront ; ou plutôt, elles seront reconnues par leurs éléments les plus lucides.

Rubik’s Cube

A guichets quasi fermés, les entreprises qui s’y adonnent sont donc condamnées à replacer –reclasser très régulièrement tout le monde. Il suffit qu’un pion bouge pour provoquer en chaîne le déménagement de tous les autres, en amont et en aval. Il faut boucher le trou et chasser un tiers pour loger le pèlerin. Et ainsi de suite. En phase de réduction des effectifs, l’affaire devient un casse-tête insoluble… Continuer la lecture

Il existe une sorte de non-dit consensuel autour du recrutement. De quelque côté qu’on se place, employeur, candidat, recruteur, il reste un sujet tabou dans les communications officielles : l’attractivité personnelle (réelle et/ou perçue) des candidats. On peut le constater dans les forums, les articles, les discussions de toute nature sur le sujet jusque dans les pubs des cabinets : la question est à peine effleurée.

Expert en panne

Dans de très nombreux cas, excepté le candidat lui-même, tout le monde dans son entourage (recruteur, RH, collègue, etc.) sait que celui-ci va ramer longtemps ou rester sur le carreau. Ceci n’a rien à voir avec ses qualifications, son parcours ou son expérience. Autrement-dit, à références égales, certains ont toutes les chances d’aboutir, beaucoup d’autres de rester indéfiniment en panne.
Pire, des postulants moins bien dotés au plan professionnel prendront la place, là où des détenteurs de CV parfaitement… Continuer la lecture

Une amie entrepreneure qui recrutait a eu cette proposition d’une candidate qui la voyait réticente. Elle l’a embauchée, en a été très satisfaite, et n’a jamais fait usage de la lettre.

Cette histoire m’a frappé. La stratégie de cette candidate a été payante. Elle a offert une souplesse exceptionnelle à son employeur potentiel, en débordant les contraintes légales.
Le message direct est clair : « vous pouvez me tester, ça ne vous engage à rien ». Mais il y en avait un autre, induit, porté par la posture : « c’est moi qui prend le risque, pas vous ». Implicitement celui-ci contenait d’autres signifiants :

  • La personne est très sûre d’elle-même, de réussir, de faire l’affaire
  • Elle est volontaire, engagée, déterminée à bosser, à s’adapter
  • Elle privilégie une posture de « collaboration », de partage des enjeux avec son employeur
  • Elle prend… Continuer la lecture

Sans emploi en vue, il peut-être tentant de se lancer dans le conseil. Cadres au chômage, diplômés ayant eu une première expérience sans suite, jeunes pré retraités, nombreux sont les candidats.
Je fais moi-même ce boulot depuis 1989. A l’époque il était assez facile de plonger et d’y réussir.
Mais aujourd’hui, pour les nouveaux impétrants, c’est plutôt une galère.

Trop  de nouveaux

Les crises successives ont laminé les marchés des prestations par paliers, sans qu’ils ne retrouvent jamais tout à fait leurs niveaux précédents. Elles ont également jeté dans la bataille des cohortes de nouveaux consultants, tandis que le nombre des cabinets viables diminuait vertigineusement. Ils se sont concentrés.
Pour tout arranger, activant la machine à rêve sociétal, des universités et écoles de toutes sortes se sont lancéesdans la fabrication de conseils diplômés qui viennent grossir outrageusement une concurrence qui n’en demandait pas tant.
L’offre est donc considérablement supérieure… Continuer la lecture

Lorsqu’un dirigeant ou un cadre supérieur est remercié, quelles qu’en soient les raisons, lui et ceux qui l’accompagnent se concentrent spontanément sur la dimension professionnelle de son repositionnement. C’est naturel ; il est logique de considérer que la reprise d’un emploi est à la fois le problème et la solution.

Stratégie tout pro

Du coup, la quasi-totalité des efforts déployés porte sur la reconquête d’un job, en considérant que les autres paramètres (personnels, familiaux, économiques, psychologiques, etc.) ne sont en l’occurrence que des facteurs accessoires qu’il convient d’aménager et ou de circonscrire pour la faciliter.

Autrement-dit, c’est la stratégie professionnelle du retour à l’emploi qui détermine les axes, les choix et les actions, ainsi que l’adaptation des paramètres « personnels ».

Certes, quelques-uns sont pris en compte pour ajuster les options de recherche. Mais ils restent souvent secondaires dans l’élaboration d’une politique de reconstruction de la personnalité… Continuer la lecture

Par les temps qui courent, il devient de plus en plus difficile de se faire recruter.
La concurrence est rude. Beaucoup de candidats, de tous âges et de toutes compétences, ne savent plus à quel saint se vouer. Les échanges sur les réseaux sont significatifs de cette recherche de leviers, de trucs, de la méthode miraculeuse. Tout le monde l’a compris, elle n’existe pas.

Les postures néfastes

Cependant il est possible de ne pas affaiblir sa candidature, voire de l’optimiser au moment crucial de l’entretien (quand on a réussi à l’obtenir). Mais ça reste un pari. On va voir comment.
J’observe les recrutements depuis un quart de siècle (et j’en ai vécu quelques-uns il y a plus longtemps). J’en ai réalisés aussi pour mon cabinet et pour des clients. Le constat est intéressant : une grande majorité des candidats commet de grosses erreurs, lourdes de conséquences sur leurs chances… Continuer la lecture

Les jeunes adultes diplômés des grandes écoles sont de plus en plus nombreux à échouer dans leur recherche d’emploi. Auparavant, ceux qui sortaient brillamment de leurs études supérieures trouvaient relativement rapidement un emploi correspondant à leur niveau, dans leur cadre d’orientation. Désormais, seule une infime minorité peut vraiment compter sur son classement au sommet des concours pour obtenir une embauche quasi automatique, leur permettant de se projeter dans un job prestigieux. Continuer la lecture

L’entretien annuel d’évaluation est un rite obsolète.
Quoi qu’on y mette et quel que soit le nom dont on l’affuble il se révèle être, à l’usage, aussi impertinent que roboratif. A l’envers de sa destination, il couvre l’incurie du management au quotidien et sert  de caution au mauvais management. Lorsque le manager est excellent, ça ne doit être qu’une formalité conviviale.

Certes la loi impose qu’il ait lieu. Mais l’entreprise doit-elle considérer que l’évaluation existe en son sein quand elle s’est livrée à cet exercice ultra minimaliste ? Continuer la lecture

L’usager, administré, assujetti, est parfois diversement traité par les institutions régaliennes, collectivités territoriales et autres établissements publics auxquels il est forcément rattaché.De plus en plus souvent les directions de ces structures tentent d’amener leur niveau d’accueil et de service à celui des organisations privées. C’est louable.
De là à se mettre à « penser client » il n’y a qu’un pas, qu’à mon avis il ne faut surtout pas franchir.
Il m’apparaît aujourd’hui comme une ornière, voire une faute politique et stratégique, de vouloir à toute force appliquer cette notion de « relation client » aux activités de service public, associatif et institutionnelles en tous genres.
Cela dénote en fait une absence de pensée politique spécifique à la notion de service public / social.

L’administré de tout poil n’est pas un client :

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