Ressorts éducatifs de l’orientation individuelle et socialeElitisme, disqualification et asservissementConvergence idéologiqueConfusion entre autorité, hiérarchie et iniquitéLa famille initiatriceL’école, creuset des dominations.Valorisation du travail des filles ? Des femmes coresponsables de la marginalisation des femmesToutes les iniquités sont solidaires.Pile des dominances Temps de lecture : 12 minutes / Les développements différenciés des personnes des deux sexes contribuent aux phénomènes poussant les unes vers la soumission et les autres vers la domination. Les plis pris depuis la plus tendre enfance sont déterminants. Ressorts éducatifs de l’orientation individuelle et sociale Avant qu’il s’éveille à la conscience du monde, l’enfant est initié à des différenciations extrêmes entre les individus selon leurs catégories et leurs caractéristiques particulières. Dès ses premiers pas, un petit garçon dispose de privilèges vis-à-vis des filles. Pour lui, c’est dans la nature des choses puisque c’est mis en œuvre par les parents. Il peut courir, se salir, crier, menacer, paresser… Plus que les filles, qui, doivent rester plutôt tranquilles, il peut s’opposer, exiger, batailler. Atteignant l’âge où ils peuvent contribuer à la vie collective, les garçons sont, comme leurs pères, exemptés des tâches ménagères. Ce sont pour eux « naturellement » des travaux de mères et de filles. Les mâles ont des choses […]
Les développements différenciés des personnes des deux sexes contribuent aux phénomènes poussant les unes vers la soumission et les autres vers la domination. Les plis pris depuis la plus tendre enfance sont déterminants.

Ressorts éducatifs de l’orientation individuelle et sociale

Avant qu’il s’éveille à la conscience du monde, l’enfant est initié à des différenciations extrêmes entre les individus selon leurs catégories et leurs caractéristiques particulières. Dès ses premiers pas, un petit garçon dispose de privilèges vis-à-vis des filles. Pour lui, c’est dans la nature des choses puisque c'est mis en œuvre par les parents. Il peut courir, se salir, crier, menacer, paresser… Plus que les filles, qui, doivent rester plutôt tranquilles, il peut s’opposer, exiger, batailler. Atteignant l’âge où ils peuvent contribuer à la vie collective, les garçons sont, comme leurs pères, exemptés des tâches ménagères. Ce sont pour eux « naturellement » des travaux de mères et de filles. Les mâles ont des choses plus importantes à faire (jouer, donner des ordres, consommer, contrôler les filles…). L’un est servi, l’autre est servante. A dix-sept ans, ce garçon se fend parfois de quelques heures de utiles mais s’occupe d’abord de lui-même. Devenu adulte, comment peut-il découvrir l’égalité ?