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Dans certaines organisations la réponse semble relever de l’évidence.

Extrait du chapitre 17 « Papapouille » de l’ouvrage « Coups de pied aux cultes du management. Antidotes au croyances nocives sur l’exercice de l’autorité »

De la relation affective au travail entre manageur et managés.

Voici ce que dit la croyance toxique 

Pour être efficace dans la conduite des hommes, le manageur doit établir des liens individuels, affectifs, avec ses collaborateurs. Il doit aider chacun d’entre eux à résoudre ses problèmes personnels.

Il est le mieux à même de les soutenir, de les amener à réfléchir sur leurs choix et leurs comportements, voire de les conseiller. Au besoin, il peut se servir de sa propre expérience pour les écouter utilement et leur suggérer des pistes de solutions. Quand il y a un incident, un accident, qui peut causer une blessure ou un arrêt de travail, il convient que le manageur montre un minimum de compassion, en s’informant de l’état de santé de son collaborateur, et qu’il l’accompagne.

Il doit aussi le faire lorsque le collaborateur est confronté à une situation familiale douloureuse. D’une certaine façon, il devrait le choyer.

De façon à entretenir d’excellentes relations, il ne doit pas hésiter à passer du temps avec ses collaborateurs en dehors des temps de travail, lors des pauses, des repas, des déplacements.

Par principe, il doit les connaître par leurs noms, se souvenir des informations personnelles qu’ils lui ont confiées, leur porter attention quand ils parlent d’eux-mêmes, de leurs goûts, de leurs expériences. C’est la reconnaissance minimum qu’ils attendent de leur encadrement.

Le management est pour une bonne part une affaire de relations humaines.

Manageur et managés passent beaucoup de temps ensemble au travail et il est naturel qu’ils y tissent des liens, que leurs affects s’influencent mutuellement.

Le manageur ne peut ignorer leurs ennuis, leurs sensibilités, leurs besoins. Il doit les prendre en charge et, s’il le peut, aménager les situations de travail en fonction de ce qui leur convient.

Les collaborateurs qui se sentent bien à leur poste de travail sont toujours plus efficaces, plus productifs.

Iniquité du comportement managérial

Il existe ainsi une très forte tentation à confondre une unité avec une famille. Sauf qu’il n’y a pas de liens du sang entre les protagonistes. Ce n’est pas non plus un club : les membres du groupe ne se sont pas choisis, pas plus qu’ils n’ont choisi leur chef.

À confondre l’équipe avec une famille ou un club, le manageur s’engage forcément dans des modes de fonctionnement qui tiennent de l’une et de l’autre, avec d’énormes inconvénients.

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