Temps de lecture : 10 minutes

Présentation du fond et du contenu du livre 

Toxicologie managériale

Tout peut arriver dans une entreprise, le pire (souvent tenace) comme le meilleur (trop souvent éphémère). Le langage trivial a bien souvent raison d’appeler ça une « boîte ».

Car l’entreprise est un petit monde particulier, clos, qui peut échapper aux règles communes de la bienséance, ou de la moindre éthique, comme parfois à celles du droit. On peut y voir des choses cocasses, ridicules, parfois abjectes, plus rarement sublimes.

Pour ceux qui connaissent également d’autres types d’organisations (associations, clubs, partis politiques, collectivités, institutions, etc.), il est clair que l’on peut souvent faire des parallèles instructifs entre celles-ci et les entreprises. Car, quoiqu’elles n’aient pas le même objet, les problématiques et les pratiques liées à l’autorité y sont souvent comparables.

Tout n’est pas rose dans le fonctionnement des organisations. Ceux qui y baignent au quotidien, manageurs et managés, dirigeants et contributeurs, en font l’expérience plus ou moins amère. Et il n’est facile pour personne d’y survivre durablement, de façon confortable.

La posture du chef est particulièrement difficile à tenir. Confrontés à la complexité, à la confusion des situations et à une multitude de problèmes qui s’entrechoquent, les manageurs de tous niveaux sont bien souvent en peine de trouver des solutions pour satisfaire tout à la fois le roi, la cour, le peuple, les spectateurs, les chalands et la machine.

Dans la vraie vie, l’exercice du management n’est ni un art ni la réalisation linéaire d’une compilation de recettes. C’est encore moins une sinécure.

De plus, il s’y trouve toujours un bien-pensant, un « on » qui sait, qui conseille, qui dicte et explique aux manageurs, avec force belles idées, tout ce qu’ils devraient ou auraient dû bien faire dans telle ou telle situation.

C’est « bien joli », mais à l’usage chacun peut mesurer que ces préceptes faussement gracieux ne fonctionnent pas vraiment. Nos manageurs restent démunis, quand ils ne s’égarent pas dans des tactiques en cul-de-sac en essayant de les suivre.

Ils et elles ont besoin d’autres repères.

Ce livre est tout d’abord destiné aux manageurs qui rament (débutants ou aguerris, formés ou pas) et qui ont bien du mal à obtenir que le travail soit réalisé par leurs collaborateurs conformément aux exigences de leur propre hiérarchie.

Pour accéder au contenu complet de cet article, lire ou écrire un commentaire

connectez-vous ou abonnez-vous