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Les signes de détérioration du fonctionnement d’une unité sont souvent les manifestations d’un malaise dû à des distorsions plus profondes. Il s’agit ici tout autant de très petites unités, de moyennes et de très grandes entités empilant plusieurs niveaux hiérarchiques.

Dégradation publique de l’ambiance, plaintes de collaborateurs, conflits récurrents, formation de clans, isolement de certains collaborateurs, mises en cause du manager, évocation de harcèlement, incidents répétés dans la production ou la relation client, incapacité chronique de l’unité à faire face à la charge, multiplication des casses, chute nette de la performance, conflits inter services, taux de départs supérieur à la moyenne, pertes d’informations sensibles ou de dossiers, réorganisation poussive et douloureuse, etc., les anomalies de toutes sortes doivent alerter les dirigeants. Dans tous les cas les affaires en pâtissent et les coûts induits sont considérables.

Des  causes multiples

Face à de telles situations, la tendance générale est de répondre de façon parcellaire au seul symptôme, en considérant que le problème est limité à un ou deux paramètres ou à un simple conflit binaire entre individus. Il est difficile d’admettre que la situation, plus grave qu’il n’y paraît, peut relever pour partie de certains choix de la part des directions.

Pourtant, l’expérience montre que les situations dégradées impliquent toujours (peu ou prou) un faisceau de facteurs de natures différentes portant à la fois (et a minima) sur :

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