La stratégie qui vous manque
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A défaut de solutions politiques et économiques singulières, la gauche et la droite s’affrontent désormais dans un extravagant concours de pataquès. C’est à qui inventera la pire énormité, la plus improbable faute de communication. On peut s’en étonner vue l’impressionnante cohorte d’experts en communication de très haut vol qui conseille les dirigeants des deux bords.
Je ne sais qui finira gagnant à ce jeu pour le moins incongru et suicidaire, mais il est certain que les deux camps en sortiront perdants aux yeux de l’opinion publique. Sauf pour les ultra-inconditionnels des deux bords, dont les derniers carrés diminuent cependant sensiblement.
D’un point de vue professionnel, je vois trois types de causes à cette déliquescence :

  • Les conseillers sont très mauvais, voire totalement incompétents
  • Ils ne sont pas écoutés par des politiciens trop imbus d’eux-mêmes, ingérables, obtus…
  • Les uns et les autres évoluent dans une sorte d’éther décroché de la réalité.

Il est probable que la vérité tient dans une composition des trois. Je penche cependant pour la troisième catégorie comme raison principale à la multiplication des dérapages.
Les « élites » sont crispées sur les épiphénomènes de leurs interactions, entre-elles,  avec les médias, dans les cercles dirigeants, avec les lobbies les plus bruyants et les plus influents. Elles ne semblent s’intéresser à leur notoriété que du point de vue du buzz, de l’agitation immédiate.
Ce qu’en pense la grande masse des gens ordinaires, ceux qui ne sont pas impliquées dans le grand tapage des coteries communicationnelles, est devenu une sorte d’accessoire. Comme si l’opinion des publics était automatiquement emportée par le vainqueur des querelles télévisuelles. Comme si les braves gens formaient un vague troupeau décérébré, uniquement sensible au jeu des bons mots et des mauvais coups.
Les politiques sont parvenus à confondre l’apparent embarras de l’ennemi sur les écrans avec leur victoire idéologique dans les consciences. Le cirque médiatique et politicien a désormais des airs de « Kho Lanta » et des « Chti à Miami ». Passionnés par leurs chamailleries, ils ignorent complètement l’appréciation réelle de la population qui assiste navrée au spectacle.
Ils se répondent du tac au tac, s’incendient, se font d’inénarrables procès, dans une langue toujours plus artificielle. A l’occasion, ils s’énervent, se lâchent, mentent, trichent. Point n’est besoin d’être un professionnel pour calibrer l’incohérence entre leurs propos et leurs convictions tant elle saute aux yeux.
Ils sont enfermés dans une croyance très profondément ancrée dans leur culture initiatique : il est toujours possible de modifier rétroactivement les idées et les positions des « gens d’en bas » en fabriquant, puis en leur servant un discours bien léché.
Certains, plus intègres, plus courageux ou plus sincères, évitent les gesticulations. Mais, soit ils se rangent aux arguments des dominants pour faire face aux médias, débitant les mêmes litanies, soit ils les contournent. Plus rares sont ceux qui s’opposent aux discours convenus, quitte à froisser dans leur propre camp.
Pendant ce temps, la naïve populace met les faits, les vécus et l’histoire bout à bout. Si une partie peut être embobinée, l’autre continue de penser de façon autonome. Sinon comment comprendre que le précédent Président n’ait pas été réélu par ceux-là même qui l’avaient porté au pouvoir cinq ans plus tôt ?

Il y a communication et communication. Les tenants du pouvoir la voient essentiellement comme une pratique de pure expression destinée à « faire passer » des idées, à manipuler les représentations que leurs cibles se font des évènements. En amont ce sont des promesses, des descriptions idéalisées de situations à venir. En aval, ce sont des explications censées convaincre sur la pertinence de ce qui a été fait.
La vérité et la réalité ont peu de place là-dedans. Là n’est pas l’objectif. Seules importent les croyances générées… dans le but d’obtenir des suffrages. Cela marche partiellement, jusqu’à un certain degré de distorsion entre l’expérience et la formule.
La puissance de cette emprise est cependant très limitée par les capacités d’analyse des populations concernées.La nouvelle aristocratie politique et financière est tellement convaincue de sa supériorité sociale, stratégique et intellectuelle, qu’elle croit en la bêtise générale de tous les autres. Il suffirait de choisir les bonnes tournures, de ciseler les «éléments de langage » adéquats pour retourner la foule comme par enchantement.
Cette clique croit pouvoir faire impunément  n’importe quoi, n’importe comment, en toutes circonstances. Une locution bien sentie permettrait sans doute de retrouver l’adhésion du peuple. Dans cette approche, le seul problème en matière de communication résiderait donc dans les capacités de l’adversaire à produire également des formules cassantes ou lénifiantes. Il faut être plus malin que lui au jeu du tir à la corde médiatique.
L’arrogance de ces gens, électrisée par la surenchère des médias qui s’en repaissent sans vergogne, finit par les persuader de leur habileté individuelle, supposée inhérente à leur personne. Au point d’en oublier toute mesure et toute précaution. Ayant dépassé le sens commun, ils peuvent même se croire charismatiques. Dès lors, ils s’abandonnent à des conduites exorbitantes. Ils ont même l’air surpris de soulever une bronca. Il y aura toujours ensuite des godillots pour les justifier et les renforcer dans leur suffisance.
Evidemment, les mauvais ténors prétendent tous porter le langage de la vérité. Mais ce n’est que la leur. Le petit bout du réel qui les arrange, sous le seul angle qui leur permet de briller momentanément ou de s’extirper de ratés embarrassants. En réalité, en amont comme en aval, leur apparence et leurs postures sont calculées en fonction de schémas tactiques concurrentiels qui échouent la plupart du temps.
Si les politiciens étaient plus lucides (intelligents ?), ils opteraient pour un autre mode de communication, celui des faits et du volontarisme.

Le récent traitement de l’affaire Rémi Fraisse est édifiant de ce point de vue. Il n’est pas étonnant que les autorités aient tenté de cacher et de minimiser les faits le plus longtemps possible, pariant qu’elles parviendraient finalement à les édulcorer… La lisibilité des événements rend cette attitude sidérante.
Dès les premiers instants, les autorités savaient très exactement ce qui s’était passé et disposaient de tous les éléments permettant d’étayer les fait. Surtout, elles savaient que ça allait se savoir ! Il était inévitable que ces éléments soient rendus publics. La ligne hiérarchique, du gendarme jusqu’au premier ministre, a quand même fait la bête, laissant courir des rumeurs, parlant d’enquête, tournant autour du pot. Qu’espérait-elle ? Faut-il être idiot pour se mettre dans la mouise à ce point !
Comment analyser une attitude aussi stupide ? Une explication : les réflexes !

  • Ne rien laisser filtrer !
  • Retarder le plus possible les informations et les explications.
  • Se donner le temps de tactiquer à tout hasard.
  • Peaufiner les fameux éléments de langage destinés à faire passer les couleuvres (allez, on  y croit !).
  • Disculper par principe et par avance l’autorité à tous les étages, de façon à protéger le plus haut niveau des critiques potentielles.
  • Planter au passage un pieu martial dans le débat avec l’opposition qui ne manquera pas d’en faire ses choux gras.

Nous y voilà. Il faut anticiper les piques que l’adversaire va  balancer. Ne pas lui laisser le champ libre. Ne pas laisser penser que l’Etat est faible, qu’il a des fonctionnements erratiques ou irresponsables. Défendre à tout crin l’image des forces de l’ordre, faire savoir qu’on les soutient. Une présidentielle se dessine à l’horizon, si on pouvait grappiller quelques voix de l’autre côté…
Ces atermoiements furent ridicules. Mais le plus cocasse fut sans doute la justification donnée ensuite, d’une seule voix, par l’ensemble des élus au pouvoir.
« Il fallait laisser le temps à la justice de faire son travail ». Soit. Alors pourquoi faire des déclarations ambigües, faire semblant de ne rien savoir pendant quarante-huit heures, tout en laissant circuler n’importe quoi ?
« Le gouvernement n’a pas voulu s’immiscer dans le traitement judiciaire ». Balivernes : la restitution des faits aux différents niveaux hiérarchiques relevait strictement des corps exécutifs impliqués et parvenait normalement aux ministres concernés qui pouvaient les exposer.
« Contrairement à l’opposition, de son temps, nous ne lançons pas d’informations prématurées sans vérification ». Il faudrait repasser d’autres actualités pour constater que cette assertion est aussi nouvelle qu’audacieuse.
A l’époque où les positions de pouvoir étaient inversées, il serait rétroactivement savoureux de constater comment les actuels défenseurs de la virginité de l’Etat, outrés qu’on la conteste, dénonçaient les horribles « bavures » commises par leurs prédécesseurs. Y voyant en passant la preuve de dérives autoritaristes. Qu’auraient-ils dit si le même évènement avait eu lieu avec un Brice Hortefeux à l’Intérieur ?
Suivant le côté du manche où ils se trouvent, le discours change radicalement à propos des mêmes faits. On le sait, mais c’est lassant à la longue. Comment peuvent-ils croire qu’on croit à leurs postures d’occasion ?
Toutes ces singeries sont parfaitement inutiles et contre productives. Mais ils ne peuvent s’en empêcher ! Est-ce génétique ? Où sont donc les conseils ! ? Il faut croire que responsables et conseillers ont les mêmes œillères et les mêmes lunettes 3D ! A quoi servent donc ces derniers ?

Autre exemple pris à l’articulation gauche-droite. L’affaire Jouyet /Fillon. Quoiqu’il ait pu être dit entre les deux, l’évènement reste effarant.
Qu’allaient-ils donc faire, l’un et l’autre, dans cette galère ? Comment, l’un comme l’autre ont-ils pu prendre le risque de ce rendez-vous sans être finement convenus au préalable de ce qu’ils en diraient au cas où on leur pose la question ?
Comment une personnalité de premier plan (c’est le moins qu’on puisse dire) à t’elle-pu se faire ainsi piéger aussi grossièrement par des journalistes intéressés et/ou indélicats ? Comment a-t-elle-pu d’abord nier le simple fait puis concéder ensuite des aveux décapants sur des contenus aussi incriminant pour l’un et l’autre ?
Rachida Dati disait ces derniers jours sur une chaîne de télé que Jouyet pouvait être parfois « ingénu » ! Rien que ça ! Comment peut-on occuper des fonctions à ce niveau ultime sans être capable de maîtriser a minima sa parole, ses positions, ses conduites ?
Malgré des conditions délétères, il est des chefs d’atelier, des animateurs de colonie de vacances, des infirmières, des guichetiers ou des garçons de courses à qui ce genre de dérapage surréaliste ne pourrait arriver, .
De quel bois étrange sont donc faits ceux qui nous gouvernent alternativement ? Ce genre de comportement social chaotique est symptomatique d’un degré d’irresponsabilité saisissant.
A croire qu’ils ont totalement oublié le monde à la périphérie de leur microcosme. Ils prétendent cependant nous commander pour notre bien. A n’en pas douter, comme les dieux de l’Olympe, ils appartiennent à une caste supérieure, préservée à ce point qu’ils peuvent s’abandonner aux jeux les plus fantasques, aux écarts les plus invraisemblables, en s’exhibant aux yeux de tous sans la moindre pudeur.
On n’est pas loin du « Loft » ou plutôt de « Secret Story ». Vous savez, cette émission ou une bande d’énergumènes caricaturaux survit en milieu confiné et dont l’objet est de découvrir les secrets les uns des autres. Secrets saugrenus et sans intérêt que les millions de téléspectateurs ébahis connaissent déjà… Les conseillers  en communication de nos chers politiques feraient peut-être d’excellents scénaristes  de mauvaise téléréalité.

Autre exemple à-droite-toute. Le dernier show des candidats à la présidence de l’UMP face au mouvement interne des partisans de l’abrogation de la loi Taubira “Sens Commun”.
Passons sur Hervé Mariton qui a eu  le mérite de la continuité de ses positions. Il a fait le tabac attendu face à son cœur de cible. Grand bien lui fasse.
A contrario, la prestation de Nicolas Sarkozy a été ahurissante. Les images sont sans pitié. Alors qu’il parlait de réécrire la loi de fond en comble, la salle l’a brutalement confronté en scandant « A-brogation ! A-brogation !… ». Jusqu’à ce qu’il craque. Ce qu’il a fait.
De toute évidence, ce garçon ne supporte pas d’être contesté par une salle. Il n’en a guère l’habitude. Il était surpris, défait, ulcéré de subir un tel chahut, insulté. Pour y mettre fin, et retrouver les faveurs de la salle, « en live », il a quitté sa ligne en concédant le fameux mot. Cette concession le met dans une position définitivement ingérable.
En tant qu’avocat, membre des institutions constitutionnelles, politicien et faiseur de lois expérimenté, il n’est pas sans savoir que l’abrogation est désormais quasi impossible. Qu’elle créerait des situations inextricables tant au plans juridique, idéologique et administratif que sur celui de l’équité. Une abrogation est extrêmement différente d’une réécriture. En confondant les deux, dans une pirouette, sous la pression, il a commis un impair grave. Il n’a pas résisté au désir de retourner immédiatement la situation, de renouer avec les acclamations.
Ce faisant, du point de vue de sa crédibilité, il s’est tiré une balle dans le pied. Là encore, qu’est venu faire dans cette galère l’ex-Président de la République (et peut-être futur candidat).
Tactiquement, il paraît assez dérisoire de vouloir emporter à l’arraché les suffrages d’un groupe constitué, minoritaire, connoté aux confins idéologiques du parti lorsqu’on veut en prendre la direction. Sarkozy craignait-il que ceux-là ne votent pour lui ? En tous cas, en faisant cette sortie, il a sûrement perdu beaucoup plus de soutiens parmi tous les autres.
Il s’est fourvoyé un peu plus en livrant, en direct, le ressort de sa conduite incontrôlée : « ça ne coûte pas cher » ! Le message induit sur l’état de sa relation avec son auditoire frisait le mépris : « je vous donne à entendre ce que vous avez envie d’entendre, ça suffit… ». Cela ne lui a effectivement pas coûté très cher sur le coup, devant cette assemblée particulière.
Qu’en est-il resté dans l’esprit des adhérents, puis des sympathisants, dont on sait que la position évolue rapidement en faveur du maintien de la loi ? Pas sûr que le prix à payer pour cette incartade soit négligeable.
Au-delà, il a encore sapé un peu plus les fondements de sa notoriété auprès de l’ensemble de l’opinion, dans la perspective d’une candidature en 2017. Pour blinder 2000 voix tout de suite pour la prise du parti (ce qui est loin d’être gagné), il en a peut-être sacrifié 50000 au premier tour des futures présidentielles. Une partie de l’électorat de droite et du centre ne lui fera pas cadeau de cette boulette.
Dans le feu de l’action, a-t-il pensé aux effets induits de sa glissade sémantique ? Baigne-t-il dans la conviction inébranlable qu’il reste le héros indiscutable de la droite, à tel point que son aura balaye tous les doutes ? Son image s’effrite. Il s’égare dans des batailles picrocholines de rang inférieur au grand dam de certains de ses conseillers. Il aurait dû les écouter. Le peut-il ?
En cédant à chaud à la clameur de l’assistance, il s’est malheureusement montré fragile, faible sur ses positions, malléable, versatile, opportuniste et inconséquent.
Je ne connais pas Bruno Lemaire. Je ne sais ni ce qu’il est, ni ce qu’il vaut. Mais, en l’occurrence, il a montré un sacré courage face au déchaînement du public. Il a aussi montré qu’il pouvait tenir une position sans compromis quoiqu’il lui en coûte. En privilégiant la constance et l’honnêteté vis-à-vis des absents, il a investi à long terme dans une image pragmatique et rigoureuse. Espérons pour lui qu’il aura l’intelligence de poursuivre dans cette voie.
Il a été conspué. Tant mieux. D’un point de vue stratégique élargi, ce fut pour son plus grand profit. Il a conquis en crédit ce qu’il a perdu en voix. Il a su communiquer d’une autre façon, par la maîtrise de sa conduite, au travers des messages portés par son comportement. Il a mis la parole au service de ses choix et pas l’inverse.

Il existe trois modes de communication possibles permettant d’infléchir les représentations des autres : verbale, non verbale et factuelle. Lorsqu’il s’agit de valoriser son image personnelle, il convient d’assurer la cohérence des messages émis aux trois niveaux.
L’efficacité du mode verbal s’use irrémédiablement à l’épreuve des faits. La parole ne pèse pas lourd dans la réparation des conduites dégradées. Pire, elle a des effets toxiques quand elle contredit ouvertement ce que tout un chacun peut observer.
En délaissant la cohérence de leurs comportements, de leurs actions, de leurs démarches objectives, les politiques et autres dirigeants, construisent progressivement les ressorts de leur déchéance. Quand la pente du discrédit est amorcée, faire du bruit avec la bouche ne peut plus leur permettre de s’en tirer. Seul un comportement désormais irréprochable, lisible, stabilisé, pourrait les en sortir.
L’usage de la parole est un piège. Surtout pour ceux qui détiennent le pouvoir. Quand on dispose des leviers de commande, on peut croire que le « dire », le dictat prononcé, est la source de son autorité et de son influence. C’est une illusion. La parole issue du commandeur n’est qu’un accessoire à sa position, elle n’a aucun poids substantiel. C’est du vent.
La puissance réelle se trouve dans l’acquisition de la commande associée à la fonction. Perdue, elle laisse l’acteur sans capacité d’influence.
La pire faute originelle des politiciens et des dirigeants ayant gouté au pouvoir est d’intégrer leur parole, leur personne, et leur fonction dans un amalgame fusionnel. Naturellement, dans ce triptyque, leur ego prend le dessus. Il donne le tempo, il configure le reste. . Puisqu’on les suit toujours, ils goûtent avec délice leur capacité à faire n’importe quoi, échapper aux sanctions, enfreindre les règles générales, surfer sur des passe-droits.
Puis, progressivement, le patron se lâche de plus en plus, ose, tente, et finit par « décompenser ». Il échappe alors aux règles de la morale, de la bienséance commune, dépassant les interdits et les risques. La parole et les attributions étant désormais asservies aux appétences du Moi. DSK en fut en son temps un exemple édifiant.

Quand la fonction les quitte, les dirigeants sont comme amputés. Leur identité est en berne.  Il leur reste cependant, intacts, l’ego et le dictat automatique. Il leur faut donc d’urgence retrouver un emploi support, un terrain de jeu. De préférence de même niveau. La fonction leur est due. Ils en ont besoin pour vivre, pour être. A leur avis, elle a forcément besoin d’eux et pas d’un autre.
Alors ils en reprennent. Ils multiplient les mandats afin d’en avoir toujours un sous le coude pour se rabattre et/ou rebondir. Exister. Dans les pires tourmentes, au plus bas du fin fond de sondages cataclysmiques, les plus “accro” envoient donc un second couteau au charbon médiatique pour laisser entendre qu’ils se représenternt. Sait-on jamais, un miracle permettra peut-être d’achever triomphalement un mandat désastreux ? En attendant ils produisent du discours.
Heureusement, un Delanoé vient parfois administrer la leçon à tous les politiciens, de gauche comme de droite, en ne briguant pas un nouveau mandat à Paris. Il aurait pu le faire. Il a choisi d’exister autrement. Dommage pour les socialistes, il faudrait présenter celui qui sait quitter de lui-même, c’était probablement le meilleur… et désormais, paradoxalement,  le plus crédible. A t’il un équivalent identifiable à droite ? Parmi tous les candidats putatifs à la Présidence de la République combien se sont-ils déjà engagés clairement à n’effectuer qu’un seul mandat  de cinq ans ?

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